
Le FFM, 35e édition : le goût d’ailleurs
35 ans déjà que le Festival des films du monde habille le paysage montréalais à chaque année au mois d’août et bon an mal an, il tient le cap et ne nous a jamais fait faux bond. Cette année il nous rappelle sa naissance avec une célébration à la même date qu’il y a 35 ans comme pour nous rappeler que malgré les coups du destin et les fois qu’il ne maintient pas toujours son niveau d’intensité, il ne nous lâche pas et poursuit son objectif : faire découvrir le cinéma du monde… on n’a qu’à feuilleter la grille horaire pour le constater.
Petits, solides, fragiles, que ce soit ce que l’on dit ou l’on dira de ce festival, le public était nombreux aux abords du tapis rouge jeudi soir pour photographier ou croiser le regard d’un artiste, d’un artisan du cinéma ou d’un élu. Les outils de réussite ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
Pour l’ouverture du festival, la salle Maisonneuve remplie du parterre au balcon est un signe de fringale pour la nouvelle œuvre cinématographique d’André Forcier avec son « Coteau Rouge» une première mondiale bien marquée. On peut dire que le retour de Forcier s’est fait sous l’égide d’un grand A.
Le public a le privilège de faire un retour sur la cuvée cinématographique de l’année à l’Espace culturel de la Place des Arts. Et le cinéma à la belle étoile sous le thème de Bollywood, Hollywood. Et en se promenant autour de la PDA on capte l’esprit du festival et chacun se l’approprie à sa guise.
Pour ma part depuis toutes ces années que je côtoie le Festival des films du monde je n’aurais pas manqué ce 35e malgré ses imperfections, le besoin de revitalisation, il est toujours vivant et nous donne le goût d’ailleurs.

Marie-Ange Barbancourt sur le tapis rouge du 35e FFM
Photo : Mario Landerman |