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Rusalka à l’OdeM : à ne pas manquer !
Ce conte lyrique en trois actes du compositeur tchèque Antonin Dvorak a été créé a été créé au Théâtre National de Prague en 1901. Joroslav Kvapil signe le livret inspiré notamment de La petite sirène d’Andersen.
La nymphe Rusalka confie à son père Vodnik, qu’elle est amoureuse d’un humain, le prince qui vient souvent se baigner dans le lac. Pour consommer cet amour, l’invisible sirène devra rejoindre le rang des humains, ce qu’elle fera avec le concours de la sorcière Jezibaba mais elle sera du coup privé de l’usage de la voix. Les conséquences seront graves car Rusalka deviendra froide, voire glaciale ce qui déplaira souverainement au soupirant princier. Mais plein de rebondissements attendent ce dernier.
Signalons l’interprétation de tous les chanteurs et chanteuses. La fabuleuse soprano américaine Kelly Kaduce fait valoir les nombreuses qualités de sa voix dans le rôle-titre. Elle est formidablement bien entourée du ténor russe Khachatur Badalyan (le prince), la basse canadienne Robert Pomakov (Vodnik) mais aussi de la formidable mezzo-soprano roumaine Liliana Kikiteanu (la sorcière Jezibaba). Font également partie de la distribution, la soprano polonaise Ewa Biegas (princesse étrangère), le baryton canadien Pierre Rancourt (le chasseur) pour ne citer que ceux-là. Tous les interprètes rendent bien leur personnage, sans oublier les nymphes très jolies, efficaces, et parfois un peu espiègles. Le numéro de danse qui ouvre le deuxième acte est vraiment exceptionnel. Et que dire du chœur merveilleux, sous la direction de Claude Webster ? Le chef John Keenan dirige habilement l’Orchestre Métropolitain.
Mais ce qui ravit surtout le spectateur dans cet opéra, ce sont les décors et les éclairages sublimes. Un nouveau procédé de lumières superposées, rendant diaphanes les personnages, les éléments de décors et les objets. C’est fabulelux. Vraiment à voir. Si d’habitude l’opéra vous laisse tiède, vous aimerez celui-ci, je vous en donne ma parole. Rusalka est l’occasion idéale de s’apprivoiser à l’art lyrique. Courez-y, ça se termine très bientôt.
Cet opéra est une co-production du Minnesota Opera et du Boston Lyric Opera.
Rusalka, à la Place des Arts jusqu’au 19 novembre.