Le conte Ti-Ness Ô Noces, interprété par La Marie Conteuse, a été présenté récemment
au Balcon Café-Théâtre du Vieux-Montréal.
On m’a dit que le conte devait se conter en étant face au public sans interaction avec celles qui sont assises sur des tabourets derrière la conteuse. Alors pourquoi laisser les conteuses sur scène si on ne peut pas se servir de leur présence pour accentuer le propos ?
Parce que, m’a-t-on dit, il ne fallait pas que le public soit distrait! Pourquoi serait-il distrait par une bonne interaction entre les conteuses? Et pourquoi les silences dans le conte ne peuvent pas exister? Encore une fois on m’a dit que le public pourrait décrocher! Mais un silence qui accentue le propos peut-être très significatif. Cela m’a amené à être a bout de souffle pour les conteuses.
Un conte!! Qu’est ce que j’attends d’un conte? Qu’il m’entraîne, qu’il m’amène dans un tourbillon d’émotions, dans une rêverie, qu’il me fasse peur même! Malheureusement je n’ai ressenti aucune de ces émotions. Je ne peux pas dire que le spectacle m’ait déplue, non! J’ai ri, j’ai été émue mais jamais je n’ai été emportée dans le tourbillon du conte. Quoique Françoise Crète, par sa présence et sa voix chaleureuse nous intéresse au sujet raconté.
Une toute petite mise en scène serait nécessaire dans ce spectacle. Un peu plus d’homogénéité entre les conteuses, le musicien et le film serait un atout et rendrait le spectacle plus homogène.
