Une partie de la très nombreuse équipe de
Bazzo.tv.
La presse a été invitée dans le studio
de la nouvelle émission quelques jours avant la première.
Marie-France Bazzo, qui a fondé sa propre maison
de production, a expliqué en long et en large les
préparatifs, la longue gestion, le choix et la recherche
des collaborateurs (ils sont très nombreux),
ainsi que le plaisir qu'elle ressent à travailler
avec un diffuseur qui lui voue une entière confiance.
La nouvelle productrice n'a pas caché être
allée chercher des membres de son équipe de
l'émission Indicatif Présent à Radio-Canada.
Une vue d'ensemble du plateau.
Je n'avais encore jamais rencontré Bazzo en personne.
J'ai apprécié son côté bon enfant,
sa saine curiosité et ce goût de l'aventure
qui la pousse à toujours vouloir en savoir plus,
dans le respect des gens et des différences et des
cultures.
Comme elle l'expliquait clairement, elle ne cherche pas à donner des réponses mais elle veut plutôt amener les téléspectateurs à peut-être se poser davantage de questions sur le comment et le pourquoi des choses et des événements. Et pour réaliser cela, Marie-France Bazzo est entourée d'une panoplie de personnalités allant de Michel C. Auger à Jean-François Lisée, de Manon Cornellier à Joseph Facal et des dizaines d'autres.
Marie-France Bazzo parle entre autres de ses ambitions
pour sa nouvelle émission.
Parmi les diverses rubriques et chroniques, on a fait place
à de belles trouvailles comme ONU.tv avec des gens
issus de communautés ethniques qui viennent dire
aux Québécois (qui se regardent souvent
le nombril) comment ils sont perçus par les nouveaux
arrivants. À la première émission,
l'une d'elles nous a traités de naïfs. Et si
cette dame avait raison ?
L'image, essentielle au média, est analysée par des spécialistes, Josée Boileau et Patrick Beaudin. Chaque semaine, un ostracisé vient, avec un peu de recul, raconter ses états d'âme. Il ne faudrait pas s'étonner d'y voir un jour les Gilles Proulx et Pierre Mailloux parler de leur expérience au tribunal de Guy A. Lepage.
Une autre belle trouvaille : La mondialisation vu du camion. Sandra Doyon gagne sa vie comme camionneur. Elle part sur de long parcours aux États-Unis avec son mari. Le couple voyage rarement allège. Ils transportent des produits et des matières premières au Texas et ils reviennent avec des chargements de pneus.
Royal du Perron en entrevue avec un des Ti-Coqs, Philippe
Lagüe.
On y voit aussi, au fil des jours, des chroniques comme
Tendances, avec Nicolas Langelier, Terrorisme Intellectuel
avec Normand Baillargeon et Ti-Coq.tv, un joyeux
débat de coqs où les protagonistes, Philippe
Laguë (ne pas confondre avec son homonyme, fou de
la vitesse), Jean Dion et Philippe Desrosiers, sous
le couvert de l'humour, bien sûr, affichent la plus
formidable des mauvaise foi.
Bazzo.tv est une émission divertissante, enrichissante et ma foi, fort plaisante. D'ailleurs, l'heure passe trop vite. Par son talent et son originalité, Marie-France Bazzo ne peut être comparée à d'autres personnalités du monde télévisuel québécois. Et son émission éponyme en témoigne largement. Dommage que les cotes d'écoue ne suivent pas. Le diffuseur aurait intérêt à peut-être réviser sa grille horaire.
Michèle Fortin, présidente de Télé
Québec, fait part de ses impressions personnelles.
Le site internet de l'émission est mis à
jour quotidiennement et il fourmille de détails relatant
les diverses facettes de l'émission, en plus d'offrir
aux internautes des extraits d'entrevue.
Sur Télé-Québec : en direct à 12h 30 et en rediffusion à 22h.