Mardi, 1er juillet 2008
par Mario Landerman

Spectacle de danse du Studio 111

De tout pour tous les goûts

Le 8 juin dernier, la toute nouvelle école de danse et centre artistique Studio 111 de St-Rémi donnait un spectacle haut en couleurs à l’auditorium de l’école secondaire Louis-Philippe Paré, à Châteauguay.  Judicieusement appelé Un monde en couleurs, les gens ont répondu en masse à l’appel lancé par l’école.  La salle était pleine, et ce, malgré une chaleur étouffante qui a affecté tout le monde présent ce jour-là.


Un numéro de hip hop intitulé Wait for You

Cette école, qui n’est ouverte que depuis seulement janvier 2008 pour le grand public, est symptomatique du phénomène de la danse chez les Québécois.  Des émissions comme La fièvre de la danse (TVA) ou encore Le match des étoiles (SRC)  ont redonné de l’éclat à une activité qui ne fut jamais complètement passée de mode.  Presque tout le monde danse, et de nombreuses activités gratuites à Montréal et dans les environs permettent aux gens de danser tout l’été.  J’y reviendrai dans un futur reportage.


Un programme double de danse sociale présenté par Micheline Wolfe et Raymond Laberge

Sous la direction de Sylvie Lachapelle, l’école enseigne un vaste éventail de styles, allant du funky jazz à la danse country, en passant par la danse sociale ou le hip hop.  Mais là où cette école se démarque des autres, c’est dans ses cours de cinéma.  Sous l’égide de Manuel Dufort, ce cours s’adresse aux enfants et adolescents qui veulent faire du cinéma, en passant par toutes les étapes de la réalisation.


Les protagonistes de La semaine des quatre jeudis (photo Manuel Dufort)

Le film ainsi réalisé, La semaine des quatre jeudis, est un film d’horreur qui refuse de se prendre au sérieux.  D’une durée de 15 minutes, il fut présenté en deuxième partie du spectacle.  Les gens ont ri de bon coeur aux péripéties des acteurs en herbe.  Les moyens techniques de la production, compte tenu des circonstances, étaient très bons.  De plus, les spectateurs se sont régalés des bloopers présentés à la fin de la séance.  Un excellent effort de tous les gens concernés pour donner le goût aux jeunes de la production cinématographique.

Des invités spéciaux ont également agrémenté la deuxième partie du spectacle, empêchant ce dernier de ressembler à une simple séance de fin d’année d’école.  Parmi ces derniers, les troupes de danse Astragale et Sunshine, une jeune auteure-interprète, Magalie Berlangieri, ainsi que des élèves de l’école Pierre-Bédard dans une interprétation musicale de la chanson Glasgow Kiss.  Le batteur de la formation, Guillaume Renaud, a aussi assuré l’animation de tout le spectacle avec humour.


Chorégraphie inspirée du film Lilo & Stitch

La première partie était uniquement consacrée à la danse.  Quinze numéros allant du funky jazz au country, en passant par la danse moderne et le hip hop.  La deuxième partie a présenté sept numéros de danse, incluant la finale regroupant tous les élèves et les professeurs de danse de l’école.


Numéro de danse sociale (triple swing) appelé Yes I Do

Parions que, dans un monde où il faut absolument trouver le petit détail pour être unique, l’école de danse et centre artistique de St-Rémi a trouvé le bon filon.

Pour en savoir plus : www.lestudio111.com

Photos : Mario Landerman